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Copyright Alain Hérambourg 2010

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Précurseurs du cinématographe en 1895, les frères Louis et Auguste Lumière sont des pionniers, en l'occurrence, de la photographie en couleurs. Grâce à de précédentes découvertes qui les ont aidés dans leurs travaux, ils sont les véritables inventeurs du cinématographe.

 

A cet effet, rendons hommage à Emile Reynaud (1844-1918), cet inventeur qui consacra trente-cinq années de sa vie à perfectionner les dessins animés et le moyen de les projeter. Du praxinoscope de ses débuts, il espérait déjà aboutir au cinéma en relief. Pour concrétiser la reconnaissance de l'importance de ses recherches, alors qu'il mourut pauvre et désabusé, une plaque à sa mémoire a été posée en octobre 1992, rue Rodier à PARIS dans le 9 ème arrondissement où il vécut. Il me paraît légitime de rendre également hommage à Thomas Edison, père de la première caméra vers 1891, appelé alors : le kinétrographe et le kinétoscope, premier projecteur. C'est donc sur ces bases que les frères Lumière ont pu travailler, afin d'en arriver à ce que nous connaissons. Le cinéma n'est alors que muet, mais quel pas en avant. Si à l'époque, il y avait un seul Charly CHAPLIN, de nos jours combien de « charlots » s’entassent dans les coulisses ? Les films, même très courts dans les débuts des années folles, montrent déjà un souci de mise en scène qui se volatilise ensuite dans nos années dingues.

 

         Le septième art est né et bébé sourit. Seulement, il ne poussera son cri que dans les années 90, au milieu de la crise. Bien que tournages et reportages se succèdent dans le monde, la préoccupation majeure reste l'amélioration constante de leur invention à des fins exclusivement industrielles et commerciales. Un clin d'œil, enfin, à Georges Mélies qui sut enrichir le trucage en réalisant une forme de synthèse du cinéma et du théâtre. Il concrétisa ses travaux à Montreuil dans le studio qu'il s'est construit en 1897. En dépit de sa fortune initiale et d'une bagatelle de 500 films réalisés, il finira dans la misère !

 

En 1900, Charles Pathé réalise à Vincennes dans le département du Val de Marne, une première production suivie de la société Gaumont qui en 1905, aux Buttes Chaumont à PARIS, inaugura un studio de très grande envergure. Dès lors, tout va très vite ! Réalisateurs, scénaristes et comédiens se décuplent, ainsi que les salles qui voient le jour vers 1908. Pathé et Gaumont s'arrachent alors les premiers comiques. C'est le début de la concurrence !

 

A grands renforts de mimiques visuelles, chacun s'efforce de pallier à cette carence technique encore mal résolue : le son de la voix. Bien que la musique ait déjà fait son entrée comme accompagnatrice d'images, de même que le bruitage, les dialogues sont insérés soit au montage, soit sous forme d'un résumé de la scène sur un support en carton.

 

Après 30 ans de recherches, ce n'est que vers 1926 que le cinéma parlant fait son entrée en scène. Enfin, les spectateurs entendent et découvrent l'intonation vocale de leurs héros ! Les champions du visuel disparaissent pour être remplacés par les artistes qui savent interpréter une scène avec le langage cette fois. Ces derniers évoluent en même temps que la nouvelle technique, et connaissent une carrière florissante. Outre les imperfections du tournage, un problème se pose plus particulièrement : le doublage des films étrangers.

 

C'est alors qu'arrive la synchronisation qui consiste à adapter l'interprétation des acteurs dans la langue souhaitée. De plus en plus développée, la « synchro » est un art véritable dans lequel quelques acteurs français, dans l’ombre, rayonnent !

 

La naissance du cinéma

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Par Alain HÉRAMBOURG