C’est incroyable d’entendre des comédiens, producteurs ou metteurs en scène se plaindre du manque d’auteurs pour ce qui est du théâtre, alors que les Poubelles débordent de talents. Faudrait-il encore prendre le temps de lire les manuscrits, et accueillir les bras ouverts des créateurs qui ne viennent pas, obligatoirement, de la part d’untel ou d’Untelle.

Le théâtre n’est pas mort,

il agonise seulement.

 

wpfb42279f_0f.jpg

La plupart du temps, les rares réponses arrivent négatives quelques jours après avoir adressé le manuscrit. On appelle cela lire en diagonale, ou ne pas lire du tout dans la majeure partie des cas. J’ai rencontré des auteurs qui ont reçu des réponses 15 jours après avoir envoyé leur œuvre. Vu le nombre important de pièces de théâtre qui circulent dans les bureaux, il va sans dire qu’elles ne sont pas toutes lues. La peur du risque oblige les professionnels à dépoussiérer de vieilles reliques, même les plus prestigieuses, plutôt que de donner naissance à des nouveautés. En outre, dans notre pauvre France, il est bien difficile de toucher un producteur, un acteur, ou un metteur en scène, via une adresse directe, ne serait-ce par émail. Il faut toujours passer par un intermédiaire, dont la majorité laisse de côté la sollicitation d’un auteur qui n’a pas signé de succès. Faut bien commencer un jour, même si de nombreux chevaux de courses ont tendance à oublier qu’ils ont été, tout d'abord, de jeunes poulains. J’ai personnellement eu moins de mal à me procurer l’émail de Bruce Willis, que celui du plus petit des comédiens français, c’est peu dire. A quant la nouvelle édition du malade imaginaire ? En fait, c’est un peu comme si les humoristes reprenaient les sketches de Coluche, ou de Fernand Raynaud. Finalement, la culture française avance en reculant, et ce n’est pas les productions audiovisuelles françaises qui diront le contraire. Pour certaines émissions par exemple, on garde le concept, on change le titre et l’animateur. Pour les séries policières, une bonne photocopieuse fait l’affaire. Le cinéma français, lui, arrive à s’en tirer grâce à certaines de nos stars qui permettent au film de sortir la tête de l’eau, et également à une poignée de metteurs en scène au talent certain, par rapport à d’autres au certain talent. Je suis convaincu  qu’il existe une poignée de professionnels consciencieux, et des amoureux de l’art qui recherchent la perle rare. Où sont-ils ? En fait, la crise à bon dos, et on affirme que le théâtre se porte mal parce que le public n’a plus d’argent. Je pense qu’en dépit de cela, le public n’est pas séduit par des pièces plus ou moins médiocres, car beaucoup sont loin d’être drôles, alors que les gens veulent rire dans cette conjoncture difficile. Au théâtre comme à la télévision, ou au cinéma, il y a de bons et de mauvais comédiens, de riches et pauvres producteurs, d’excellents et médiocres metteurs en scènes, et les autres. Il est franchement difficile de s’y retrouver.  Qu’est-ce qu’un bon acteur ? C’est celui qu’on voit le plus ou celui qu’on voit le moins ? Un peu des deux j’imagine, néanmoins ceux qu’on voit le plus ne sont pas forcément meilleurs que les autres. J’ai adressé une pièce de théâtre à la responsable de ce secteur sur France 2, et devinez quoi ? Aucune réponse… Je croyais que le service public avait fait des efforts au niveau de sa communication. Voici le sujet de ma pièce pour ceux qui voudraient la lire, je peux vous l’adresser par émail à condition de vous présenter pour éviter de l’envoyer à la charcutière du coin.  

 

Joseph, un riche parvenu d’une quarantaine d’années, est un célibataire fou amoureux d'une jeune femme qu’il connaît depuis peu, Évelyne, à un point qu’il a décidé d’acquérir un somptueux appartement dans le 16e arrondissement de Paris pour se rapprocher d’elle, mais aussi pour lui offrir ce qu’elle aime, le luxe. Il lui demande de venir vivre avec lui avant le mariage. Pourquoi est-elle aussi réticente ?

 

L’appartement réserve de belles surprises à Joseph qui apprend par l’agent immobilier, à la remise des clefs, que son logement renferme de nombreux fantômes, des esprits qui, pour certains d’entre eux, sont les propriétaires successifs qui auraient été, pour la plupart, des personnages célèbres, historiques, dont de dangereux criminels comme Jack l'Éventreur ou Landru. Les précédents propriétaires se sont donné la mort par pendaison à la demande de la Reine Marie-Antoinette qui hante les lieux. Joseph sera-t-il le prochain sur la liste ? Dans la panique, il fait appel à son ami d’enfance Rodolphe, un médium de pacotille, qui fera en sorte de communiquer avec les esprits dans l’intérêt de son ami Joseph. Rodolphe et Joseph s’étaient perdus de vue à l’adolescence, et c’est à la suite de leurs retrouvailles que Rodolphe a présenté la belle Évelyne à Joseph. Est-ce pour les millions que Joseph a reçus de ses parents décédés dans un accident d’avion ? Est-ce une histoire banale, ou tout simplement une imposture ?

 

La police intervient pour élucider un drôle de meurtre commis par le fantôme de Jack l'Éventreur. Ce trio à des comportements insensés, curieux, burlesques, mais dans quel intérêt. Qui est vraiment Joseph ? Évelyne ? Rodolphe ? Des personnages qui semblent ne pas être ce qu’ils sont vraiment ? Qui sont Joseph, Evelyne et Rodolphe ? Dans le collimateur des fantômes qui réclament sa mort, Joseph va vivre de sacrées péripéties pour tenter de s’en sortir vivant. Sera-t-il la prochaine victime ? Malheureusement, Évelyne se tue dans un accident de voiture, Joseph se pend pour la rejoindre et Rodolphe se fait assassiner…Bizarrement, Joseph et Évelyne réapparaissent… Seraient-ils devenus des fantômes ?

 

Cette pièce policière émouvante, burlesque et dramatique tient le spectateur en haleine par son côté surnaturel, et énigmatique. Des morts qui ne sont pas morts, des vivants qui le sont, et un riche qui ne l’est pas. L’inspecteur doit mener l’enquête. Dernier point ! Qui est cette mouche qui perturbe le déroulement des événements ?

 

L’environnement

L'action se déroule dans un appartement de grand standing, dans le 16e arrondissement de Paris. Le lieu est bourgeoisement meublé : bougeoirs en argent, lumières tamisées, tentures, canapés Roméo, le tout dans un climat qui nous rappelle celui d’un château hanté !

 

Pièce : Les fantômes, la mouche et moi !

 

wpbd20fc70.png

Copyright Alain Hérambourg 2010

wpfe01173a.jpg
wp3b0b7f8a.png
wpe46f9168.png
Droits d'auteur - Le contenu de ce site est protégé.
Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l'auteur ou de ses ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle.