Si on cherche un bien pour vivre sous le soleil de la Méditerranée, ou sous la pluie de Normandie, en dépit d’un immobilier qui s’effondre un peu chaque jour, qu’on le veuille ou non, on s’aperçoit que les prix sont encore exorbitants, et bien souvent injustifiés. A qui la faute ? A l’inconscience collective probablement ! Les agences immobilières coûtent de l’argent aux acheteurs, ainsi que les frais des notaires qu’il faut ajouter à la valeur du bien. Un appartement à la vente qui ne casse pas des briques, mais dans lequel les briques sont cassées et qui nécessite de gros travaux pour y vivre décemment, pèse lourd sur le budget. Pour un logement vétuste de 100.000 euros, qui vaut 90.000 euros si on se dispense d’une agence, il faut rajouter 10 % de frais de notaire, ce qui ramène l’appartement aux prix de 100.000 euros. En revanche, si on accepte le bien à 100.000 euros via une agence qui se rémunère généralement à hauteur de 10 % de commission, il coûtera 110.000 euros. Il existe des agents immobiliers qui prennent entre 2 et 4 % pour rattraper une clientèle perdue, néanmoins ces derniers sont rarissimes. A moins de tomber sur une affaire exceptionnelle, il est préférable de chercher un nid dans l’arbre des particuliers, en évitant de tomber sur un rêveur têtu qui surestime son bien pour s’en procurer un autre plus grand et plus confortable.
L’immobilier devrait chuter encore de 15 % en 2011
La crise est bien présente, et elle devrait malheureusement s’entendre si bien que les propriétaires qui se lèchent les babines avant de savourer le gâteau ne sont pas prêts de s’essuyer la bouche. C’est indéniable, les ventes chutent et 2010 s’annoncerait plutôt mal puisque d’après certains spécialistes, notamment Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole (art. Capital.f) l’immobilier dans l’ancien devrait chuter de 15 %. Il fallait bien que cela arrive, et ce sont les acheteurs qui se frotteront les mains en présence de propriétaires qui tirent la langue. Le chômage qui augmente et le pouvoir d’achat qui diminue, les gens ont la peur au ventre et, par conséquent, ils préfèrent abandonner leur projet immobilier dans l’attente de cette baisse qui peut même dépasser les 20 %.
Certains négociateurs immobiliers se servent des petites annonces gratuites via des sites Internet pour se débarrasser de l’invendable, des ruines à 90.000 euros en soulignant « à petit prix ». D’autres proposent des garages entre 20.000 et 80.000 euros, si ce n’est pas plus, sans oublier des granges délabrées, sans toit, sans porte et sans fenêtre sur un terrain ridicule, ou en pente, toujours à petit prix bien entendu « 80.000 euros ». De toute évidence, les travaux de ces bâtisses reviennent plus chers à l’acheteur que le prix exorbitant qu’il aura investi pour l’acquérir. Pour ce qui est des studios, principalement en bord de mer, c’est de la démence. Les gens ne sont pas lucides par rapport au prix qu’ils en veulent et à la superficie, dans la généralité des cas, à peine plus grande qu’une cellule de prison. Quelques vendeurs intègres stipulent dans l’annonce chambre, ou studette, pendant que d’autres tentent de motiver le futur acheteur en précisant belle surface de 16 m2 avec coin cuisine. Juste un détail, l’acheteur devra choisir entre la table avec ses deux chaises, ou le lit d’une personne pour ne pas avoir l’air de vivre dans un water. Si on considère que l’immobilier est le thermomètre de l’économie, dans ces conditions, la fièvre n’est pas prête de tomber. Il ne faut pas se leurrer, les villas, les appartements, et autres logements dignes de ce nom sont également touchés par la crise parce qu’ils sont surestimés.
Nicolas SARKOZY à forcément la solution pour régler le problème de l’immobilier.
Si notre cher, et respectueux Président Nicolas SARKOZY souhaite voir 90 % des français
être propriétaires de leur logement, il faudrait en premier lieu que les notaires
et les agents immobiliers donnent une valeur rationnelle du bien mis en vente. En
réalité, les propriétaires ne vendent pas un appartement ou une maison, mais un contexte
géographique. Dans le sud, c’est la mer, le sable et le soleil, en évitant toutefois
de vous parler des moustiques et du jardin desséché à cause du manque d’eau. Dans
le nord, c’est la verdure et les campagnes, sans préciser que la pêche aux moules
est moins fructueuse que le ramassage des escargots, et que le chauffage est un gouffre
financier. Beaucoup de professionnels de l’immobilier ne cachent pas leur préoccupation
d’une conjoncture qui va, incontestablement, en envoyer pas mal dans les bureaux
du Pol emploi. A force de tirer sur la corde, elle finie par craquer. Aujourd’hui,
sont nombreuses les personnes qui préfèrent le soleil marocain qui est meilleur marché
que celui de la France qui se fait rare dans la plupart des régions. On se plaint
du prix de la salade dans les hypermarchés, et on s’endette en achetant une maison
qui ne vaut pas son prix, et une voiture qui fait chic et qui boit plus qu’un clochard.
Nous risquons de vivre des moments difficiles, et il faut que le gouvernement se
penche sérieusement sur le problème économique qui est le résultat d’une inconscience
collective. En outre, comme le chômage augmente et que les banques sont frileuses,
cela ne va pas arranger les affaires. L’idée serait que le gouvernement donne naissance
à un argus de l’immobilier avec des critères bien spécifiques comme la région, la
superficie, terrasse ou non, terrain, etc… ce qui permettrait aux agents immobiliers
de se faire rémunérer par le vendeur et non par l’acheteur. Qui plus est, il serait
judicieux de baisser les frais de notaire, et de donner la possibilité aux acheteurs
les plus modestes de régler ces derniers en plusieurs fois. Je ne parle pas des honoraires,
mais des taxes qui ne sont pas négligeables en la matière. Par ailleurs, ne parlons
pas des terrains dont certaines parcelles de 1000 m2, en Normandie et au milieu des
vaches, sont vendus jusqu’à 80.000 euros. Il existe les terrains de loisirs qui ne
sont pas constructibles, et qui sont de moins en moins abordables. Néanmoins, comme
les caravanes et mobil-
Des agents immobiliers se spécialisent dans le viager car des retraités propriétaires ont un maigre revenu, et parce que des acheteurs n’ont pas le droit à un prêt bancaire pour les mêmes raisons. En revanche, pour le particulier qui souhaite vite acquérir le bien, mieux vaut qu’il se dirige vers un viager libre. Seulement, il y a des inconvénients. D’abord, si les têtes sont jeunes, ce n’est pas la peine d’y penser la maison peut valoir à l’acquéreur, en bout de course, plus cher que son prix initial. A savoir que le montant du bouquet, généralement très élevé, ne peut faire l’objet d’un prêt bancaire, alors il faut donc disposer de la somme. Attention aux frais de l’agence qui est de 10 % sur le prix de la valeur du bien, et non du bouquet. Sur une maison de 150.000 euros, même si le bouquet est de 50.000 euros, l’agence facture 15000 euros, idem pour les frais de notaire, soit environ un total de 30.000 euros, en plus du bouquet de 50.000 euros. Il faut penser à la rente, souvent élevée. A ce prix, en adressant une carte de bons vœux au vendeur chaque année, on peut douter de la sincérité du geste. En revanche, l’acheteur qui ne peut plus payer la rente mensuelle perdra son bien et ses versements. Le viager est une solution rentable pour le vendeur, mais pas pour l’acheteur à moins que le destin lui soit favorable, si vous voyez ce que je veux dire.
Le viager n’est pas si intéressant qu’on pourrait le croire !

Copyright Alain Hérambourg 2010

